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Kit semourais pour monter une pépinière participative

 

Lancer sa propre pépinière participative

 

Objectif

 

L’objectif d’une pépinière participative est simple.

Alimenter en plants d’un an et demi à deux ans nos forêts plantées avec la méthode Miyawaki afin de faire chuter leur coût et planter plus de forêts.

Idéal pour sensibiliser des enfants ! 

 

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Ces forêts “sanctuaires de biodiversité” sont composées de très nombreuses espèces (30 à 50), mais une pépinière participative ne cherchera pas à toutes les cultiver. 

Nous pensons qu’il est plus judicieux qu’une pépinière se concentre sur la culture de 5 à 7 espèces disponibles localement. 
 

Choix du lieu

 

Pour lancer une pépinière il vous faut un lieu disposant de trois éléments indispensables:

1) Un espace offrant de l’ombre à peu près toute la journée. Typiquement, sous de grands arbres ou à l’ombre d’une haute haie bien orientée.

2) Un accès d’eau.

3) Des semenciers, c’est-à-dire des arbres adultes qui peuvent vous fournir des graines ou, mieux, des bébés arbres déjà germés.  

Si vous avez trouvé un tel lieu, sachez tout de suite qu’une fois lancée votre pépinière ne vous demandera que peu d’entretiens. 

Vingt à trente minutes par semaine environ pour l’arrosage et un peu de désherbage de temps en temps.
 

Matériel de base

 

Avant de vous lancer il vous faut un minimum de matériel que vous pouvez facilement emprunter ou trouver gratuitement:

- des pots en plastiques d’un diamètre compris entre 10 et 20cm max et d’une profondeur de 10 à 30cm. L’idéal étant des pots étroits et hauts qui ont deux atouts: ils occupent moins d’espaces et permettent aux racines d’aller plus profond. Les pots trop volumineux sont inutiles. D’une part parce qu’il faudra les remplir de terre, d’autre part parce qu’ils sont trop lourds et encombrants.

Un rapide calcul permet de mieux le sentir. Sur un mètre carré on peut rassembler 100 pots de 10cm de diamètre contre seulement 25 de 20cm...

Après quelques recherches, nous en sommes arrivés à la conclusion que le pot idéal pour de jeunes plants d’arbres est une simple bouteille d’eau en plastique coupée (à la base du cône entre le bouchon et sa partie cylindrique), puis percée à sa base de quelques trous. Travail de découpe réalisable par des enfants... 

- une pelle

- une pioche ou un outil vous permettant de creuser et gratter la terre

- un arrosoir ou tuyau d’arrosage. 

- du compost mur

Pour ceux qui veulent être équipé comme des pros:

- des étiquettes ou baguettes pour inscrire les noms des essences.

 

Transplantation

 

Vous êtes prêts pour préparer lancer une pépinière avec la méthode la plus simple: la transplantation.

D’après plusieurs experts, c’est la méthode la plus facile. On a testé et on confirme ! 

Avant de vous lancer, sélectionner de beaux et grands arbres de 5 à 7 espèces autour de votre pépinière.

Assurez vous qu’ils sont bien indigènes c’est-à-dire de la région afin qu’ils puissent participer à une plantation de forêt Miyawaki

Eviter les espèces invasives et en cas de doute n’hésitez pas à nous contacter.

Pour passer à l’action, l’idéal est d’attendre la pluie qui rendra le substrat de votre terrain beaucoup plus meuble.

Le lendemain d’un jour de pluie, si possible entre mi-octobre et mi mars (mi-avril pour le Nord de la France), cherchez de jeunes plants aux pieds de vos semenciers. N’hésitez pas à vous promener un peu. Ils sont peut-être un peu plus loin, et la forme des feuilles des jeunes pousses est peut-être un peu différente de celle des feuilles des arbres adultes. 

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Si vous n’en trouvez pas, sélectionnez une autre espèce ou, passez aux sections “semis” et “bouturage” pour apprendre ces autres techniques permettant de produire de jeunes plants.

Vous avez trouvé un bébé arbre ! Il doit mesurer entre 8 et 30-40cm grand max. Pas plus ! 
Par exemple, dans cette série de photos, deux des plants ont la taille maximum !




En pratique, il suffit de creuser un trou d’une profondeur à peu près égale à la taille de l’arbre (ou un peu plus) et de délicatement le déraciner.

Si la terre est bien meuble et que vous pouvez récupérer la motte avec les racines, c’est encore mieux !

Sinon, récupérer un peu de la terre dans laquelle votre bébé arbre a poussé.

C’est très important. Elle contient une espèce de champignon microscopique qui l’aide à grandir. 

Si vous mettez votre jeune plant et son champignon dans le même pot votre arbre grandira deux fois plus vite ! smile 

C’est l’effet “champignon magique”. 

Pour les savants cela s’appelle la mycorhize , un domaine de recherche en pleine croissance dont cette vidéo vous donnera une bonne idée de l’importance. 

Une fois que vous avez collecté une quinzaine ou une trentaine de plants. C’est déjà bien pour un début !

Rassemblez vos plants à l’ombre et préparez vos pots.

Normalement vous avez vos plants dans vos pots (dont le fond doit être troué; sinon il faut les percer de plusieurs trous d’un cm environ)et un peu de terre qui contient leurs “champignons amis”. 

Prenez un seau, une petite bassine ou un vieux pot en plastique quelconque et mettez y votre terre temporairement.

Au fond de votre pot, pour ce qu’on appelle le drainage il vous faut mettre deux cm de petits cailloux, graviers, tessons de pots en terre, billes d’argile ou coquilles d’huîtres.




Cela permet d’aider l’eau à s’écouler doucement hors du pot, sans quoi votre plante va se noyer (s’asphyxier ou pourrir...).

Ensuite, ajouter à votre terre un peu de compost mur. 

Parmi les mélanges standard des pépiniéristes, il y a des classiques:1/3 terre argileuse, 1/3 sable (de rivière ou chantier, pas de plage ! ) , 1/3 compost mur

ou encore le mélange 1/2 terre limoneuse, 1/2 compost mur.

Vous ne comptez pas acheter ou chercher ces matériaux, ajoutez entre 30% et 50% de compost mur. 

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Le résultat devrait être assez équilibré pour vos jeunes arbres. 

Si vous ne savez pas trop comment est votre terre et voulez faire comme les pros, commencez par rajouter un peu de compost mur à votre terre, puis mélanger et mouiller le tout légèrement.

Ensuite, faites rouler un peu du mélange humide entre vos mains. Si le petit boudin de terre formé reste compact, vous pouvez rajouter encore un peu de compost.

S’il s’effrite un peu, c’est parfait. S’il s’effrite complètement, votre mélange est un peu trop léger: rajouter un peu de terre. 

Une fois que vous êtes satisfait de votre mélange, gardez en tête les proportions pour les autres pots et plantez votre plant. 

Ne remplissez pas votre pot de terre jusqu’en haut car il vous faudra encore rajouter le paillage

Une fois, tous vos plants en pots, arrosez une première fois tous les pots généreusement. L’eau doit s’écouler par les trous en bas des pots.

L’eau a tassé votre mélange. Rajouter un peu de votre mélange terre + compost en laissant à nouveau la place pour le paillage (2 à 3 cm). 

Pailler consiste tout simplement à déposer un peu de paille, de foin, des feuilles ou du BRF (bois raméal fragmenté = des morceaux de bois broyé par les élagueurs).

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L’idéal: une couche de 2 à 3 cm. Elle limitera l’évaporation en surface et protègera vos plants du vent, de la chaleur et du froid. 

Une fois le paillage mis en place, arrosez cette fois plus modérément. 

 

Avantages de la transplantation:

- vous gagnez un an ou un an et demi.

- vous récoltez des plants dans une terre qui leur convient avec leurs champignons amis (mycorhize).

- c’est la méthode la plus simple ! Moins de travail et gros taux de réussite.

 

Inconvénients:

Il faut creuser pour déraciner vos plants d’où l’importance d’attendre la pluie qui ameublit la terre. 

 

Entretien de la pépinière

 

Il est très simple.

Une fois par semaine ou tous les dix jours - tous les cinq jours si vous voulez bichonner vos bébés le premier mois ou en période de canicule - arrosez vos pots

La règle du jeu est très simple. Si quelques gouttes s’écoulent du fond vous êtes bien. Si ça s’écoule trop vite vous avez eu la main lourde. 

 

Désherbage: tous les mois, retirer les herbes qui viennent concurrencer vos jeunes plants dans votre bon terreau. 

Si vous voulez bien faire les choses, essayez d’enlever les racines et autres tubercules de ces plantes sinon elles repousseront rapidement. 

 

Adapter sa pépinière aux conditions extrêmes: canicule ou grand froid

 

Le plastique n’est pas un isolant thermique. Si vos pots sont à l’air libre, vos plants vont souffrir quand les températures vont s’envoler l’été ou chuter l’hiver, surtout s’il gèle. 

Pour les protéger sans le recours d’une serre, il vous faudra reprendre vos outils et creuser un peu le sol de votre pépinière. 

Au minimum creuser de quoi enterrer vos pots au 3/4. Si vous êtes nombreux et motivés, creusez vingt centimètres de plus et tapissez le fond de votre fosse avec du carton (type “carton de déménagement”). Si vous avez trouvé un bon stock de cartons, allez y généreusement. Vous pouvez en mettre jusqu’à une épaisseur de 15cm. 

Ce carton riche en carbone attirera la microfaune du sol et des champignons qui aident à la croissance des arbres. 

Autre avantage, il constituera un tapis mou qui s’émiettra au moment où vous retirerez vos pots. 

Par dessus vos cartons, jetez une couche de 3 à 5 cm d’un mélange de compost ou broyat qui rendra bien meuble le sol qui accueillera vos pots.

Déposez vos pots sur cette couche de mélange qui recouvre vos cartons ou directement sur votre sol si vous n’avez creusé que quelques cm.

Répartissez la terre sortie du trou entre les pots afin qu’il n’y ait plus d’air entre vos pots que vous calez les uns contre les autres puis autour des pots. Cela les protègera. 

Ne vous inquiétez pas les pots ne seront pas difficiles à retirer. 

 

Ainsi enterrés, vos pots seront protégés par la terre qui est un excellent isolant thermique

Si en plus vous avez pu mettre un peu de carton et compost mur sous vos pots, vous pourrez récupérer toutes les racines de vos jeunes plants sans les abîmer au moment de la plantation de la forêt Miyawaki. 

 

Préparation des pots à l’approche de la plantation

 

Le grand jour approche pour vos jeunes plants. La date de leur plantation dans une forêt n’est plus très loin...

Elle se situera entre mi-octobre et mi mars si vous êtes dans le Sud de la France, mi-octobre et mi-avril pour l’Ouest (climat océanique). Pour le Nord et l’Est vous aurez deux créneaux plus courts. Mi-octobre à fin-novembre et mars- mi avril. 

Planter avant l’hiver est idéal car c’est une période où ce sont les racines qui grandissent, les feuilles ne reprenant leur croissance qu’au printemps. 

Bref, la date de la plantation est fixée. La première chose à faire est de séparer les jeunes arbres qui seront plantés de leurs congénères pour les mettre un peu plus au soleil (mi-ombre voir 30 ou 40% d’ombre) qu’ils s’habituent à recevoir plus de rayons solaires. 

Si les pots ont été enterrés, il est très probable que vos plants aient lancé des racines dans la terre. Essayez de retirer vos plants avec un maximum de racines. Cela boostera leur reprise. 

Si c’est possible trois semaines avant leur transplantation, installez-les sur le terrain où ils seront plantés qu’ils s’acclimatent au lieu où ils sont amenés à grandir. 

Pour la plantation, référez-vous à notre kit pour planter des forêts Miyawaki

 


Si vous n’avez pas trouvé de jeunes plants près de vos semenciers, deux options s’offrent à vous: le semis ou le bouturage.

 

Semis 

 

Econome en énergie, (on n’a pas besoin de creuser...), c’est une méthode qui demande plus ou moins d’expertise en fonction de l’espèce que l’on veut faire pousser.

Nous avons sélectionner pour vous une liste d’espèces pour laquelle la réalisation du semis est facile.  

 

Matériel spécifique pour le semis:

 

- Un grand bac ou des bacs transportables de 20 à 30cm de fond. ( optez pour des bacs transportables si le gel est fréquent sur votre terrain).

- Des rouleaux en carton de papier toilette ou de papier essuie-tout.

- Un grillage à maille fine (type grillage à poule) ou un filet de protection.

- Du sable

 

Semis de graines d’arbres pour débutant: les espèces.

 

Chêne, Hêtre, Frêne, Erable, Noyer sauvage et Abricotier sauvage pour toute la France.

Pour le sud (et territoires hors gel l’hiver), vous pouvez ajouter Grenadier, Jujubier et Amandier.

Et pour le reste du pays des espèces plus rustiques:NoisetierPommier sauvage et Poirier sauvage.

En cliquant sur le nom de chaque arbre, vous ouvrez une fiche arbre où vous trouverez des précisions sur, comment reconnaître cette espèce, quand récolter ses graines et d’éventuels conseils spécifiques pour améliorer vos chances de réussir votre semis. Pour une identification plus précise des espèces, vous pouvez vous référer à cette encyclopédie libre et à ce site pour les résidents des Bouches du Rhône (berceau de notre projet) où vous trouverez de très nombreuses espèces et des clefs de reconnaissance plus traditionnelles.

Important: s’agissant des fruitiers, ce sont des fruitiers sauvages dont vous devez collecter les graines. Assurez-vous par une observation minutieuse de l’arbre (ou auprès d’une personne compétente) qu’il ne s’agit pas d’un arbre greffé.
Pourquoi ?
La logique de la greffe (normalement observable) est très simple. On greffe la branche d’une espèce à gros fruits goûteux sur le tronc d’une espèce robuste.

Conséquence: si vous collectez des fruits d’un arbre greffé, vous aurez des arbres inadaptés à votre sol et fragiles.
Même chose si vous semez des graines ou noyaux de fruits achetés sur le marché ou chez un épicier...

Pour les espèces ne figurant pas dans cette liste, la difficulté du semis provient de la dormance, période pendant laquelle la graine est en sommeil, qu’il est parfois délicat de lever. Vous pouvez néanmoins essayer avec les conseils généraux qui suivent ou adapter ce protocole en faisant quelques recherches (auprès de spécialistes ou sur internet). 

Si vous obtenez de bons résultats sur une espèce n’appartenant pas à la liste, contactez nous pour en faire profiter la communauté des planteurs Semourais ! 

 

Se promener, observer, repérer

 

Pour réaliser un semis, il vous faut d’abord récolter des graines. Repérer autour de chez vous, des arbres figurant dans la liste précédente. Si vous n’êtes pas sûr de les reconnaître, cliquez sur leurs noms et découvrez à quoi ils ressemblent.

Listez les espèces autour de chez vous et à l’aide des informations données dans nos fiches arbres, faites vous un petit calendrier de ramassage. 

Exemple: Hêtre: entre 20 septembre et 20 novembre. Chêne et Noyer: octobre...

Préparer un bac de semis.

 

Pour faire germer des graines d’arbres, il vous faut un ou des bacs assez profonds: entre 20 et 30 cm dans l’idéal.

Si vous manquez de profondeur, les racines de vos jeunes plants ne pourront pas assez s’enfoncer dans votre terre.

Si votre bac est très profond, pas d’inconvénient pour vos arbres, par contre son remplissage sera plus long...  

Pour cela, vous pouvez récupérer des bacs plastiques, des caissettes, des cagettes ou encore en construire un grand bac avec des palettes ou des planches. Pour les bricoleurs, un exemple en vidéo

Le fond de votre bac doit être percé de trous permettant à l’eau de s’évacuer sinon l’eau stagnante risque de faire moisir vos graines. S’il n’y en n’a pas faites les... Des trous d’un cm de diamètre conviendront très bien. 

Placer votre bac au nord, afin qu’il soit en permanence à l’ombre. Choisissez un emplacement abrité du vent.

Si la météo annonce du gel, rentrez votre bac.

Conséquence importante sur le choix du ou des bacs:

- Ceux qui habitent dans le sud ou relativement près des côtes, c’est-à-dire où il ne gèle pas, vous pouvez construire, récupérer ou acheter un grand bac.

- Si vous habitez dans une région où il gèle fréquemment, il sera plus judicieux de semer vos graines dans plusieurs bacs faciles à transporter. 

Ensuite, couvrir le fond de votre bac d’une épaisseur de deux cm de petits cailloux, graviers, tessons de pots en terre, billes d’argile ou coquilles d’huîtres. Ils permettront le drainage de l’eau au moment de l’arrosage. 

Puis, remplissez votre bac d’un mélange dit “léger” composé de 1/3 de terre et 2/3 de sable

Inutile d’ajouter du compost. Lors de la germination, l’énergie qui fera pousser votre bébé arbre viendra d’abord des réserves de sa graine.

Cette préparation doit se faire avant la collecte de vos graines, tout comme la récupération de rouleaux en carton de papier toilette ou papier essuie-tout qui serviront de séparation biodégradable entre vos plants afin que leurs racines ne s’entremêlent pas. 

Il est aussi important de prévoir un grillage ou un filet pour protéger vos graines des chats et des oiseaux. Si vous optez pour une grillage, choisissez le fin, type “grillage à poules”. Ce grillage ou filet sera destiné à recouvrir la surface de votre bac. 

Collecte et semis

 

Nous avons sélectionné des espèces qu’on peut semer rapidement après leur collecte. 

Ramassez les graines, glands ou fruits (en fonction de l’espèce).

Important ! En même temps que les graines, récoltez de la terre à l’endroit où vous avez ramassé vos graines. Lors de la transplantation, cette terre permettra de favoriser la mycorhize de vos jeunes plants, indispensable à leur bon développement.

Sur les fiches d’arbres (voir plus haut ou sur la page d’accueil), vous trouverez parfois des conseils pour sélectionner les meilleures “graines”. Intéressant, si vous en avez ramassé beaucoup ! 

Une fois rassemblées les graines que vous voulez semer, laissez les tremper 24h dans de l’eau froide. 

Cela permettra à la graine de se ramollir et donc de plus facilement germer. Si vous êtes en retard dans la préparation de votre bac de semis, cela vous laissera un jour de plus pour le finaliser.

Ensuite, enfoncez un rouleaux en carton dans votre mélange de terre et de sable, et plantez en son centre une graine , à un ou deux cm de la surface.

Inutile de l’enfoncer plus profond, cela rendrait plus difficile sa germination. 

Une fois toutes vos graines plantées, arrosez doucement: il faut juste que votremélange terre-sable soit humide. 

N’arrosez pas trop la première fois, ni les fois suivantes, ni trop souvent !  Sinon vos graines risquent de pourrir... 

Votre mélange terre-sable doit juste rester un peu humide. Vous arroserez pour cela, une ou deux fois par semaine, toujours avec parcimonie.

Enfin, protégez vos graines des oiseaux et des chats en couvrant votre bac avec un grillage (assez fin, un grillage “à poules” par exemple) placé au moins 5 cm au dessus de la surface de votre terre. 

Les oiseaux... et les chats !??

Oui. 

Les oiseaux qui auraient envie de picorer vos graines... et les chats qui risquent de prendre votre bac pour une litière... et y faire leurs besoins... 

Patience et... transplantation.

 

Il vous faut maintenant vous armer de patience.  

Tout d’abord parce que certaines graines vont attendre que les températures se réchauffent pour germer.

Elles sont alors en dormance

D’autre part, quand vos graines germeront, ce sont d’abord les racines qui pousseront. 

Il vous faudra donc attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de voir apparaître les parties aériennes de vos bébés arbres. Autrement dit, pas d’inquiétude si vous ne voyez rien en surface.

Conservez votre mélange de terre et de sable légèrement humide et faites confiance à la nature. ;)

Au début du printemps, quand vos jeunes pousses auront formé trois ou quatre feuilles, vous pourrez les mettre dans 

des pots individuels en suivant les conseils donnés dans le paragraphe transplantation. 

Méthodes alternatives:

 

Cette méthode devrait vous permettre de faire germer les graines des arbres de la liste ci-dessus. Cependant, si certains d’entre vous, en particulier des enseignants, veulent réaliser des expérimentations pour tester l’influence de la méthode choisie sur le semis d’une espèce donnée (semis après mis au frais et au sec des graines pendant l’hiver, semis après stratification dans du sable ou encore, semis après scarification), nos experts se feront un plaisir de vous accompagner dans vos démarches expérimentales. Si les demandes sont nombreuses nous réaliserons un nouveau kit intitulé “kit expérimentation scientifique semis”. 

 

Avantage du semis

- pas besoin de se fatiguer à creuser...

- si on maîtrise la technique pour une espèce, on peut facilement produire des centaines de plants !

- les jeunes plants grandissent avec leur racine mère - qu’on appelle racine pivot - qui n’a aucune raison d’être abîmée lorsqu’on procède ainsi.

- ludique, expérimental, pédagogique pour les enfants. 

 

Inconvénients 

- la méthode et le pourcentage de réussite varient d’une espèce à l’autre 

- on perd un an par rapport à la transplantation. 

 

Le bouturage

 

Pour certaines espèces dont le semis est difficile, on peut opter pour le bouturage (reprise d’un plant à partir d’un morceau de branche).

C’est une technique qui revient à cloner le plant dont on coupe un morceau

Pour commencer il faut découper en biseau d’une branche latérale sans fleur.

Il faut ensuite couper la plupart des feuilles. En laisser deux ou trois aux extrémités de votre bouture. 

Badigeonner le bout de votre bouture avec une hormone de croissance avant de la planter dans un pot composé d’un mélange du même type que pour les transplantations (ou un peu plus drainant “1/2 sable - 1/2 compost mur” voire 2/3 sable).

Bouturées en Septembre, certaines espèces comme le laurier sauce sont capables de former des racines en deux mois seulement. Vous aurez alors un jeune plant et pourrez suivre les conseils donnés dans la section transplantation.

Exemples:
bouturage d’un laurier sauce
bouturage d’un hortensia dans notre pépinière Semouraïs de Bretagne vidéo tournée et réalisée par Anne-35.


Avantages

- Quand on maîtrise la technique pour une espèce, elle permet d’obtenir rapidement de nombreux plants. 

- On n’a pas à creuser...
 

Inconvénients 

- la réussite est variable et dépend fortement de l’espèce

- les plants obtenus sont des clones du plant dont ils sont tirés. Il ne faudra donc pas les planter ensemble dans une même forêt car ils risqueraient de tous tomber malades en même temps. 

=> Si de nombreux clones sont obtenus d’un même plant, il faudra donc les répartir entre plusieurs forêts Miyawaki.

 

Remarques

 
C’est une très mauvaise idée de vouloir planter de grands arbres. 

S’ils sont tout de suite impressionnants, ils auront beaucoup de mal à reprendre.
En quelques années, ils seront rattrapés par de jeunes arbres à la reprise vigoureuse, plus résistants et beaucoup moins chers !

 

 

 

 

Collaborateur(s) de cette page: semourais , Anne-35 et Flo.Cuvellier .
Page dernièrement modifiée le Mardi 10 septembre, 2019 16:58:16 CEST par semourais.