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Les atouts de la méthode Miyawaki

 

1/ Lutter contre le réchauffement climatique

 

Les forêts constituent l’un des principaux leviers pour lutter contre le réchauffement climatique. 
Selon une étude de 2015 de Thomas Crowther, spécialiste de l’écologie des écosystèmes « une restauration massive des forêts à travers le monde pourrait annuler une décennie d’émissions en aspirant le dioxyde de carbone et être ainsi plus efficace que toutes les solutions déjà envisagées, depuis l’énergie éolienne jusqu’à la réduction des déchets. » 

https://www.ulyces.co/news/planter-mille-milliards-darbres-pourrait-enrayer-le-rechauffement-climatique-dapres-ces-chercheurs/

En juillet 2019, cette étude est consacrée par le monde de la recherche scientifique en se voyant publiée par Science, l’une des plus prestigieuses revues de la planète.

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2019-07/ezdo-tgt062719.php  /    https://science.sciencemag.org/content/365/6448/76.full

Parmi les techniques de reforestation, la méthode Miyawaki induisant une croissance accélérée de la biomasse végétale de ses forêts et donc une absorption accrue de CO2 apparait comme l’une des plus prometteuses pour limiter le réchauffement climatique.

 

2/ Lutter contre les ”ICU” (Ilots de Chaleur Urbains)


Les ICU (Ilots de Chaleur Urbains) sont des élévations locales des températures en ville, dues aux activités humaines et à la minéralisation des sols. Les ICU sont en passe de devenir un problème sociétal majeur du fait de la croissance des populations urbaines et du réchauffement climatique qui augmentent l’intensité et la fréquence des canicules. 




Il est aujourd’hui acquis que la végétalisation des villes est l’un des moyens les plus efficaces d’atténuer les effets négatifs de ces ICU. 

“La végétalisation des sols nus de Paris, associée à un taux de 50 % de voies de plus de 15 mètres de large recouvertes par des arbres (1 160 hectares au total), permettrait une chute de 3ºC à 5ºC de la température diurne, tant que la flore ne manque pas d’eau (car c’est l’évapotranspiration qui rafraîchit le plus l’air).” 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/26/les-etes-seront-de-plus-en-plus-caniculaires-a-paris_1781587_3244.html#ens_id=1504966&

Il nous faut donc rapidement végétaliser nos villes, mais pas n’importe comment ! En effet, si la présence, par exemple, de deux façades végétalisées permet d’abaisser la température ressentie de 0 à 3 °C, avec deux rangées d’arbres plantés au milieu de la rue, hauts de 9 m et formant un feuillage continu sur une distance de 250 m, on peut gagner localement jusqu’à 10 °C ! 

https://usbeketrica.com/article/canicule-vegetaliser-les-villes-maintenant-encore-possible?utm_source=Futur+%21&utm_campaign=33843687ef-EMAIL_CAMPAIGN_2019_06_28_04_05&utm_medium=email&utm_term=0_a9d8dccd24-33843687ef-43150047&fbclid=IwAR0xejCcgjCNbrkrH_PZ1147gwkKAm0Q_p1TfOxaUOxPbltCMBgybWVUCtg

La méthode Miyawaki, qui accélére la croissance des arbres tout en produisant une forêt dense au feuillage continu, apparait une fois de plus comme une des solutions les plus prometteuses pour végétaliser tout à la fois, rapidement, efficacement et durablement nos villes. 

 

3/ Favoriser la biodiversité


En France, on évalue à 83% (!) la proportion de forêts majoritairement composées d’une ou deux espèces. 

Planter des forêts avec la méthode Miyawaki (30 à 50 espèces) crée des écosystèmes à la biodiversité végétale beaucoup plus grande. Il faut cependant bien réaliser que l’explosion de la biodiversité impulsée par de telles plantations ne s’arrête pas là, car chaque nouvelle espèce végétale attire, nourrit et abrite des animaux qui lui sont propres. Et si on ajoute à cela  l’accroissement de biodiversité supplémentaire apportée par les sols vivants de ces forêts, on comprend que, quand l’indien Shubendhu Sharma annonce des forêts 100 fois plus riches en biodiversité, il n’exagère pas.

 

4/ Enrichir les sols


Pollués par l’agriculture chimique dans les campagnes et minéralisés en ville, les sols ont perdu en quelques décennies la richesse de leur vie et leur résilience.

Désertification des sols et érosion sont devenues à l’échelle de la planète des problèmes majeurs, aussi bien dans les villes que dans nos campagnes où le ruissellement provoque des inondations, au lieu d’abreuver les sols et remplir les nappes phréatiques. 

L’un des succès les plus spectaculaires de Miyawaki étant l’extrême rapidité du retour de la vie dans le sol de ses forêts, sa méthode semble également à ce sujet à considérer avec le plus grand intérêt.

La minutieuse préparation du sol lors de la plantation collective des forêts offre, de surcroît, l’opportunité de sensibiliser à l’importance et à la complexité des sols vivants.

 

5/ Réduire la pollution


Les arbres sont des filtres vivants. Ils peuvent réduire de 20 % à 50 % les concentrations aériennes en particules fines.

En ce domaine aussi les forêts plantées selon les principes de Miyawaki paraissent idéales d’une part, parce que leur rapide croissance va accélérer l’apparition de ces bénéfices mais surtout, leur densité, qui démultiplie leur surface folaire, va augmenter proportionnellement leur pouvoir filtrant.

Là encore, planter des forêts denses avec la méthode Miyawaki semble providentielle.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/03/les-arbres-rafraichissent-l-air-des-villes-tout-en-reduisant-leur-pollution_5024971_3244.html

 

6/ Lutter contre les incendies

 




Depuis des siècles, un peu partout à travers le monde les hommes ont massivement planté, pour leur croissance rapide, des forêts d’Eucalyptus et de résineux qui favorisent les feux de forêts. A l’inverse les plantations denses de forêts riches en biodiversité démontrent des capacités étonnantes de résistances aux flamme.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_de_for%C3%AAt#Essences_impliqu%C3%A9es_dans_les_incendies

De plus, comme Miyawaki en témoigne dans plusieurs articles de recherche, il suffit d’une bande de un à deux mètres de forêt dense biodiversifiée pour stopper la propagation d’un feu urbain. Ces forêts ont ainsi sauvé des milliers de vies humaines lors de catastrophes naturelles ayant déclenché des incendies. 

“Furthermore, these species functioned in fire preventio.Where there was a line of 1- 2 wide, fire was stopped.” (Akira MIYAWAKI, éco-engineering, 1998)

Si des forêts primaires denses sont capables d’arrêter un feu en ville, il faut cependant réaliser qu’il ne pourrait en être de même d’un feu de forêt.

“Lorsque le milieu est sec et qu’un incendie est lancé, il ne semble pas y avoir d’essences ou de variétés génétiquement plus adaptées qui puissent atténuer la puissance du feu.” (cf précédent lien article wikipédia).

Par grands vents, un incendie de forêt est capable de traverser une rivière ! 

Pour prévénir les incendies de forêts, la plupart étant d’origines humaines (https://fr.wikipedia.org/wiki/Feu_de_for%C3%AAt), ils pourraient  être intéressant d’envisager de planter des forêts denses riches en biodiversité dans les zones à haut risque de départ de feu et près des habitations de zones sensibles. 

 

7/ Sensibiliser, aider à agir et transmettre aux générations futures

 

Plus généralement, planter collectivement des forêts avec la méthode Miyawaki (en y impliquant notamment des écoliers) favorisera une meilleure connaissance de tout un chacun des arbres et des bienfaits qu’ils nous offrent. Elle permettra aussi de libérer certains citadins du pesant sentiment d’impuissance qui les assaille face à l’ampleur de la crise environnementale.

 

8/ Lutter contre l’injustice sociale

 

Avec les pointes de chaleur des dernières canicules, de nombreux bâtiments sont maintenant équipés de climatisation, particulièrement les immeubles de bureau.

Or la climatisation — qui consomme beaucoup d’énergie — contribue, en rejetant la chaleur intérieure vers l’extérieur, à augmenter les effets d’îlots de chaleur.

Dans les logements neufs, les normes actuelles permettent, par une bonne isolation, de se passer de la climatisation, ce qui n’est pas le cas dans les bâtiments plus anciens. Or, le renouvellement d’une ville étant très lent, à chaque canicule, les plus riches s’équipent de climatisation au détriment des plus pauvres qui eux récupèrent cette chaleur supplémentaire.

Les forêts primaires et denses, plantées selon la méthode Miyawaki, profiteraient à tous, participant ainsi à limiter cette injustice climatique de plus en plus flagrante.

Cf cet article :  les arbres: meilleure solution contre la canicule en ville

 

 

 

 

Collaborateur(s) de cette page: Flo.Cuvellier et semourais .
Page dernièrement modifiée le Dimanche 11 août, 2019 17:23:14 CEST par Flo.Cuvellier.